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Tourisme

Caractérisée par des fortifications médiévales, Bayonne possède de nombreux vestiges allant du XVIème au XIXème siècle. Ce passé marqué témoigne de la vitalité de la ville et de son activité portuaire et commerçante.

Les amateurs du tourisme historique apprécieront la ville fortifiée, ses remparts protégeant la Cathédrale et son cloître datant du XIIIème siècle. Aujourd’hui, la promenade des remparts, très agréable espace vert, est un lieu idéal où se promener.


Laissez vous séduire par :

  •  La Cathédrale Sainte-Marie

Classée dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.
De style majoritairement gothique, elle date du XIIIème siècle mais n’a été achevée qu’au XIXème avec la fin de la construction des deux flèches de 88m de haut. Le plus vieux vitrail fut offert par François Ier. Contre la cathédrale et datant de la même époque, le Cloître Sainte-Marie était un véritable lieu de vie public au moyen-âge. De style gothique, c’est l’un des plus grands de France et classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Il ne faut pas manquer d’aller y admirer la finesse des sculptures …

  • Le Château Vieux dont les premières pierres ont été posées au XIème siècle mais qui a fortement évolué au cours des siècles notamment lorsque Vauban fortifie Bayonne.

  • La Cathédrale Saint-André. Elle date du XIXème siècle, est de style néo-gothique et a été financée grâce au don d’un habitant à la ville.  

  • La Voie du Baztan. Chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et qui traverse les Pyrénées.

  • Le Musée Basque Le plus grand musée ethnographique du Pays Basque avec plus de 2 000 objets et œuvres d’art.

  • Le musée Bonnat et ses sculptures antiques et peintures du Gréco, de Rubens, Goya, Géricault, Ingres ou Degas.


 


La ville historique se divise en trois quartiers :

 

  • Saint-Esprit. Situé sur la rive droite de l'Adour, ce quartier du XIIème siècle comprend aujourd’hui la gare de Bayonne, l'église Saint-Esprit, ainsi que la citadelle édifiée par Vauban au XVIIème siècle.

  • Le Grand Bayonne, sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive. Ce magnifique quartier renferme le Château-Vieux, la cathédrale Sainte-Marie et la Place de la Liberté (la plus ancienne de la ville). Le Grand Bayonne est aussi le centre-ville et le quartier commerçant de la ville de Bayonne.

 

  • Le Petit Bayonne, entre l'Adour et la Nive. Dans ce joli quartier typique se trouvent les remparts de Vauban avec la porte de Mousserolles ainsi que le Musée basque, le Musée Bonnat, le Château-Neuf. Le Petit Bayonne accueille également en partie les fêtes de Bayonne à la fin du mois de juillet

 

 

Lahonce - Lehuntze

Lahonce est une commune de 2000 habitants, répartis sur 947 hectares implantés sur les premiers coteaux bordant l'Adour, à 9km à l'Est de Bayonne. Elle possède un petit port de plaisance de 100 mouillages, aménagé sur l'Aïguette, qui est un bras de l'Adour.

Au bord de l'Adour, dans les Barthes (zones inondables), les fermes sont édifiées de telle sorte que les pièces d'habitation sont situées à l'étage, pour se prémunir contre les inondations. Sur les coteaux, on trouve des maisons de maître construites au XVIIème siècle sur les domaines fruitiers, viticoles ou céréaliers.

Vers 1164, quatre ans après l'abbaye d'Arthous à Hastingues, l'abbaye de Lahonce est donnée aux chanoines de Prémontré , parfois appelés "Norbertins" par Bertrand, vicomte de Labourd. On sait cependant, que les Bénédictins étaient présents à Lahonce avant les Prémontrés... L'implantation des prémontrés en ces lieux correspond à une volonté d'évangélisation et de pénétration vers l'ouest dans le Pays basque. Ils avaient pour mission, non seulement l'évangélisation, mais aussi, la mise en valeur des terres. Ils implantèrent en particulier la vigne en Pays Basque. L'importance de ce monastère en Pays Basque s'explique par le fait qu'ils étaient les seuls à évangéliser et à former des religieux en langue basque.

Les Prémontrés de Lahonce possédèrent la grange et l'hôpital de Behaune à Lantabat, puis en 1584 la cure de Lantabat; l'église et l'hôpital de Sainte Marie Magdeleine-de-Beigbeder à Saint Jean le Vieux, puis la cure d'Ispoure; la cure de Mouguerre, la grange Saint Sauveur d'Orthecole à Urt, peut-être les églises de Saint sauveur de Faldaracon à Jatxou et le prieuré de la Madeleine d'Otxantz (dite "Hôpital du Paradis") entre Saint-Pée, Souraïde et Ustaritz.

Cette abbaye est située à l'emplacement d'une ancienne place forte. Les murs de l'église ont une épaisseur de 2m, et on peut encore voir l'escalier dissimulé dans l'épaisseur des murs à l'angle Sud-ouest (meurtrière donnant sur le porche). Un sous-terrain conduisait il y a peu de temps encore vers le Sud, un autre sous-terrain aurait existé selon la légende, rejoignant au Nord, l'île située au milieu du lit de l'Adour, où se trouvaient à l'époque les moines pêcheurs... Il s'agit du plus ancien édifice d'art roman en Pays Basque Nord.

La date de 1121, inscrite sur le portail Ouest de l'église, correspond à celle de la fondation de l'ordre par saint Norbert de Xanten, au lieu dit de Prémontré près de Laon, dans le département de l'Aisne et la région Picardie.

L'abbaye fut pillée à deux reprises en 1523 et 1571 par les troupes de Charles Quint, puis par les Huguenots. Durant les guerres napoléoniennes, l'abbaye fut utilisée comme hôpital militaire. Plusieurs centaines de soldats y sont morts, mais étrangement, les registres ne mentionnent que des soldats étrangers... Lors de la construction des résidences situées en face de l'église (à l'Ouest), des squelettes datés de cette époque ont été exhumés, la municipalité les a placés dans un caveau du cimetière. Parlant du cimetière, on peut y trouver quelque belles stèles discoïdales.

Après la Révolution, les bâtiments ont été vendus aux enchères à un particulier, et l'église est devenue paroissiale en 1802, placée sous le vocable de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Adossée à la nef, au Sud, subsiste une aile du cloître, aménagée pour recevoir des salles communales.

L'église à nef unique, cinq fois plus longue que large, aboutissant à une seule abside, date de la deuxième moitié du XIIème siècle. Le chevet roman présente un beau décor d'arcatures brisées retombant sur des colonnes et des chapiteaux, une corniche à modillons sculptés et un entablement à damiers. Cette abondante décoration, qui tranche par rapport à celles des autres églises du Pays Basque, s'explique probablement par des influences venues du Nord, dans le cadre de l'ordre des Prémontrés.

En partie basse du chevet, on peut voir des inscriptions en latin, des croix datées et autres graphismes sculptés dans la pierre.

Les trois verrières représentent l'Immaculée Conception, Saint Pierre, et Saint Joseph et l'enfant Jésus. Celui du centre représentant Saint Pierre est un don de M. et Mme Detcheverry en 1873. Ils ont été réalisés par Pierre-Gustave Dagrand, peintre-verrier de Bayonne. A l'intérieur, la nef comprend deux niveaux de galerie, avec un emplacement bien délimité au premier niveau, face à l'autel, réservé pour le conseil municipal. On peut remarquer à cet emplacement un lutrin qui servait pour le chantre de la paroisse.

On trouve quinze stalles autour du chœur, munie de miséricordes qui permettaient aux moines d'être en position "assis-debout" lors des longues cérémonies. Au dessus du chœur, sur les murs latéraux, des peintures en trompe l'œil ont été réalisées en 1990 par Christian Rouleux.

Dans la nef, un tableau du XVIème siècle représente Saint Michel Archange debout sur des nuages, tenant une croix à longue hampe de la main droite, et une palme de la main gauche. Il est signé Juan Gomez, alors que l'étendard porte l'inscription "Quis ut Deus".

Dans le chœur, le tabernacle orné d'un Christ glorieux surmonté de Dieu le père, date de la fin du XVIIème siècle. La face de l'autel porte un quadrilobe dans lequel se trouve une représentation de l'Assomption. Contre le mur Nord, on trouve une statuette en bois du début XVIIIème siècle figurant Saint Norbert terrassant l'hérésiarque.

En partie supérieure de l'autel latéral, une statue polychrome de la Vierge à l'Enfant date du XVème siècle. La toile du tableau représentant Saint Michel peseur d'âmes terrassant le démon, a été découpée pour s'adapter aux dimensions de la contre-table, surmontée d'un IHS en relief. L'ornementation de l'autel comprend des pilastres cannelés, des angelots, cornes d'abondance, chutes de fruits, acanthes, oves et cartouches.

On remarque également au dessus de cet autel, le blason aux couleurs simplifiées de la famille Souhy, dont les membres sont enterrés dans cette église (voir tombe sous le porche, en entrant à droite). Les Souhy étaient au service des comtes de Gramont en tant que receveurs au XVIIème siècle. C'est probablement un membre de cette famille, Antonin de Gouzian (1625-1700), anobli en 1663, qui donna le retable, dont le titulaire originel n'était peut-être pas Saint Michel (d'ou découpe de la toile)... Il pourrait avoir été construit pour la Vierge à l'enfant qui le couronne...

Le portail de l'église, situé à l'Ouest n'est probablement pas le portail d'origine de l'église, qui se trouvait plutôt côté Sud. Il est composé de voussure en plein cintre à trois rouleaux toriques nus et un rouleau d'archivolte retombant sur six colonnettes. Les chapiteaux sont ornés de motif végétaux, d'un ange portant un objet dans sa main gauche, et d'un personnage portant un phylactère. Les phylactères sont des petites bandelettes de parchemin sur lesquelles sont calligraphiés des extraits de l'Ancien Testament ; ils sont enfermés dans de petits cubes de cuir de 5 cm de côté environ, placés au bout de lanières longues et fines que l'on fixe au bras gauche et au front pendant la prière du matin.

Des enfeus extérieurs ont été dégagés sur le mur Sud. On peut remarquer sous le porche, une dalle funéraire portant l'inscription: "L'an 1766 Ceroura Andere Serora", ce qui signifie "Vers le ciel, Madame la Benoîte". C'est en 1766, qu'il y a eu la première benoîte à Lahonce, et c'est en 1957 que l'on peut dater la fin de la benoîterie.

Le 21 septembre 1839, on célèbre l'installation du nouveau curé, l'abbé Martin Etcheverry. Mais, voilà que ce jour là, le clocher s'effondre... Il entrepris donc de le faire reconstruire, et les travaux durèrent 9 ans. Il le fit refaire comme en Soule, c'est à dire avec trois flèches (clocher trinitaire), ce qui paraissait assez incongru dans la province du Labourd... Il a été refait une nouvelle fois en 1934, et ne possède plus aujourd'hui qu'une seule pointe.

L'une des cloches est datée de 1810, et porte la signature "Delestan", qui était fondeur, rue de la Grande-Vigne, au quartier Saint-Esprit à Bayonne. L'autre, pesant 80kg, et qui sonne le "mi", date de la fin du XIVème ou du début du XVème. Elle est décorée d'un christ en croix accompagné de deux personnages nimbés, vraisemblablement Saint-Jean et la Vierge. Un nouveau joug en chêne a été fabriqué de façon traditionnelle en 2007, selon un dessin proposé par M. Faivre, campanologue, et architecte des Bâtiments de France. Elle a sonné pour la première fois le 8 juillet, jour de la fête locale, et elle a été bénie par Monseigneur Molères, évêque de Bayonne. On retiendra ces paroles: "Compagne des moments forts, redonner vie à une cloche, c'est recréer un trait d'union entre les hommes"... Sur la face Sud du clocher, on peut voir un beau cadran solaire en pierre portant la devise: "AB ULTIMA CAVE", ce qui veut dire: "Prends garde à la dernière"... Hélas, juste avant l'été 2007, un style a été placé sans aucune connaissance de gnomonique... Il est placé trop bas, et perpendiculairement au plan du cadran. Inutile de préciser qu'il ne donnera jamais l'heure... Voilà comment on massacre une pièce du patrimoine!

Cette église est classée monument historique depuis le 19 mai 1925. Un peu plus bas que l'abbaye, on trouve une petite chapelle dédiée à la Vierge, où les fidèles vont en procession le 15 août.

 

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